LA TRAVERSEE EST FINI !

On ne voit plus que ça !!!

Faîtes dans la salle une installation

qui va attirer le regard

sur un endroit de la pièce

auquel on ne fait pas attention d'habitude

ma traversée en deux mots

Vendredi 10 juillet à Banyuls, le réveil sonne, il est 5h30, mon sac à dos est prêt. 6h00 : je commence à marcher en direction de l’ouest, une grosse journée m’attend ; entre 10 et 14 heures de marche pour un total de dénivelée positif et négatif d’environ 2000 mètres. Mon sac à dos est lourd, environ 20 kg (j’ai 9 jours de nourriture à l’intérieur), cette journée sera représentative de toutes les autres.

Les premiers jours ont été assez difficiles : m’habituer au poids du sac à dos, trouver mon rythme dans l’organisation des journées. Le manque d’eau dans les Albères m’obligeant à porter 3 litres en permanence, un sac à dos ayant un mauvais portage, gérer le mal aux pieds et aux genoux (les ménager jusqu’au bout du voyage). De plus les sentiers dans les Albères couverts de végétation ou fermés par des propriétés privées m’ont obligé à redescendre bien plus bas pour remonter dans une autre vallée. J’ai donc perdu beaucoup de temps et j’ai du marcher sur les routes. Certaines sections de haute montagne à l’orientation difficile sur un terrain très chaotique m’ont demandé beaucoup d’énergie. Il a fallu supporter les insectes très nombreux cette année, particulièrement les moustiques par milliers pendant 4 à 5 jours.

Je me suis rapidement rendu compte que mes prévisions sur la dénivelée et la distance étaient sous évaluées, tenir une dénivelée de + et – 2000 mètres à 2800m par jour m’a paru impossible à réaliser.

En fait j’ai trouvé suffisamment d’énergie pour marcher de 10 à 14 heures par jour pour une dénivelée de 2000 mètres en moyenne(3000 mètres pour traverser l’Andorre).

Ma traversée était divisée en trois parties séparées par les deux ravitaillements, la plus intéressante a été celle des Pyrénées centrale, de Viella au col du Somport, ce qui m’a permis de retrouver une grande motivation et le plein d’énergie, après le 1er  ravitaillement.

J’ai eu des jours très difficiles physiquement et des baisses de moral, mais de courte durée. Le plus démoralisant c’est de passer beaucoup de temps à chercher son chemin pour se rendre compte qu’il faut revenir en arrière pour reprendre le bon chemin. Malheureusement les sentiers sont mal balisés sur certaines portions, et s’orienter à la carte ou tourner en rond pour trouver son chemin font partie du quotidien du randonneur !

J’ai fait de belles rencontres humaines et animales, pris le temps de discuter avec les gens ou observer la faune et la flore, choisir un beau campement pour passer la nuit.

Mon itinéraire était superbe, je suis resté un maximum en haute montagne en utilisant la HRP, le GR11,  le GR12,  d’autres sentiers, et aussi des passages hors sentiers, plutôt sur le versant Espagnol et souvent sur les crêtes frontalières.

J’ai eu beaucoup de chance avec la météo, seulement quelques jours de mauvais temps, et quelques orages plutôt en soirée, ce qui a contribué à la réussite de mon projet.

Ma stratégie a été de gagner du temps sur mon programme, (être en avance sur ma prévision est bon pour le moral), en fait j’ai réalisé la traversée en 19 jours ½ au lieu de 21, (pour 40000 mètres de dénivelée et 780 kms).

Ont contribué aussi à la réussite : le réconfort de mes proches lors des appels téléphoniques, une alimentation très bien adaptée, une bonne hydratation (beaucoup mais en petites quantités toutes les 10 minutes), un sommeil réparateur,  des étirements et massages deux fois par jour, une très bonne paire de chaussures légères, un gros moral, une bonne expérience de la haute montagne,  une bonne condition physique, et évidement une passion.

J’ai vécu de nombreuses choses en peu de temps, je commence maintenant à les apprécier vraiment de jour en jour, tout en récupérant de la fatigue de ces 20 jours fous.

 

QUELQUES PHOTOS PENDANT LA TRAVERSEE

En 3°1, le concours de la plus grande flèche à été lancé lors de se travail.Les groupes étaient en concurence, des flèches gigantesques se dispèrsaient dans la classe, allant du sol jusqu'au murs.Une séance très amusante.

                   3°1

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