Ordesa et Mont perdu, un bijou perdu au milieu des Pyrénées
Le pico de Petramula surplombe de 1000 mètres le fond de la vallée du cirque de Pineta, petit frère du cirque de Gavarnie, d’où émerge le Mont Perdu dressé sur son glacier.
Face à moi le Collado d’Anisclo.
Mille mètres plus loin l’arrivée au col d’Anisclo est toujours une émotion sans pareil, le canyon d’Aniscle est une faille ouverte d’une sauvagerie extrême, le vert du fond est un grand contraste avec le paysage aride du plateau qui le surplombe de mille mètres.
Après avoir passé quelques chaînes sécurisant le passage qui donne l’accès au refuge de Goriz, une autre plaie béante s’offre à mes yeux, c’est le canyon d’Arazas moins vert et plus ouvert que le précédent n’en est pas moins extraordinaire.
Ces canyons du parc de Ordesa sont des merveilles de beautés à la réputation qui dépassent bien largement notre pays.
Encore une surprise à venir….
Le refuge de Goriz est loin derrière moi, la brèche de Roland est dans mon axe, puis j’incline mon chemin en plongeant vers le cirque de Cotatuero sans plonger dans cette vertigineuse brèche béante, un petit sentier emprunte une vire naturelle blottis à l’aplomb d’impressionnantes falaises verticales , c’est la vire des fleurs le chemin surplombe de plus de 1000 mètres le fond du canyon d’Arazas, vues saisissantes d’une puissante beauté, vertigineux et doux à la fois, c’est à travers des centaines d’edelweiss que mon chemin va emprunter deux vires séparées d’un petit vallon verdoyant couvert de fleurs d’où émerge une source où il fait bon se reposer les pieds dans l’eau fraîche , pour enfin me mener au col de Boucharo sous les regards des isards et des marmottes.