7ème jour
Jeudi 16 juillet : du bas de la Coma Pedrosa au pied du Certescan
Après une nuit claire, peu humide je me dépêche de démonter la tente pour échapper aux moustiques, pour une fois la tente est sèche. Comme d’habitude il est très tôt quand je démarre.
Je passe à la cabane de l’Estany, puis je m’élève rapidement sur le GR, la cabane me parait toute petite devant l’immensité du cirque du Médecourbe. Aujourd’hui, j’utilise le lecteur mp3, je m’envole en musique jusqu’au lacs de Forcats.
Le cirque autour des lacs est magnifique, quelques névés encerclent l’eau, des vautours tournent au dessus des sommets, je contemple quelques instants ce superbe panorama.
Après une petite pause je traverse la neige, puis je monte au dessus des deux lacs, au loin en arrière plan, des lignes de crêtes disparaissent progressivement dans la brume, créant une palette de couleurs infinie.
Voilà le col del Forcats qui ferme la porte d’Andorre. J’ai mis moins de 2 heures pour gravir les 1000 mètres, ça va, j’ai la forme, maintenant j’ai pris un bon rythme.
Après m’être pris quelques photos en posant l’appareil sur un rocher, je quitte l’Andorre en passant le col. Derrière ce passage il n’y a plus de balises de GR. Je commence à avoir l’habitude de chercher les balises, donc je descends hors sentier, je vais retrouver le balisage bien plus bas !
Belle descente jusqu’au refuge de Val Ferrera, des prairies, des chevaux, un ruisseau qui serpente, tous les ingrédients pour me faire oublier le mal aux pieds.
Du refuge, le sentier longe le rivière Baiau avant de s’élever doucement jusqu’au ruisseau de Baborte. Les balises sont difficiles à suivre sur cette portion qui monte très raide jusqu’au lac de Baborte. Du lac je vais faire un relevé du refuge en fer qui le surplombe d’une cinquantaine de mètres. Du col de Sellente la vue est superbe sur le massif du Certescan.
Après une pause, je commence à descendre, puis soudain le balisage rouge et blanc, devient blanc, certainement que le baliseur n’avait plus de peinture rouge ! Plus loin il redevient normal.
Au bout d’une heure de marche, le terrain devient chaotique, les balises disparaissent sous la végétation, je cherche de plus en plus souvent mon chemin.
Je vais mettre beaucoup de temps à arriver en bas de la vallée, cette descente me parait interminable et usante.
Ouf !! Voilà le Planel de Boavi, cet endroit du bout du monde est magnifique, ce lieu va faire mon affaire pour camper.
Ce soir il y a moins de moustiques, je vais enfin pouvoir profiter de manger dehors et faire la toilette sereinement.
Dans la soirée le temps se dégrade, les hauts sommets se cachent derrière de gros nuages noirs. Je suis inquiet pour demain : je dois monter au pied du pic de Certescan pour effectuer une longue traversée difficile en orientation sur un terrain de haute montagne. Peut-être que je vais éviter de passer là haut si le brouillard est encore présent demain.
10 heures 30 de marche pour +1800 et -2100 mètres de dénivelée, 33 Kms