Les oiseaux des pyrénées

 

Le Gypaète Barbu,  le casseur d’os

 

A l’image du milieu montagnard, élégant et grandiose, le gypaète barbu déploie ses trois mètres d’envergure au dessus de certaines régions pyrénéennes.

Il est considéré comme le rapace le plus grand d’Europe avec le vautour moine et constitue une espèce phare de la biodiversité.

Facilement reconnaissable, de longues ailes étroites, la queue cunéiforme, poitrine couleur rouille, deux barbichettes pendantes de part et d’autres du bec.

Nommé Quebrantahue-sos en espagnol, Hezur Jale et Arrano Gorri(mangeur d’os et aigle rouge) en basque, Cap Arrouy(tête rouge) en bigourdan.

Une longueur totale de 110-150 cm, une envergure de 235-282cm, pour un poids de 4 à 7 kg.

Le Gypaète est décrit comme l’animal arrivant en dernier dans la chaîne alimentaire (après le vautour sur une charogne).

On connaît des nids à basse altitude (700m), mais cela semble être une exception, certains nids ont un diamètre de 1,5 m sur une hauteur de branchage de 2m.

Ils vivent généralement en couple uni pour la vie survolant un territoire moyen 400 km2

Comme souvent chez les rapaces, la femelle est plus grosse que le mâle.Deux œufs sont pondus début janvier, l’incubation dure 58 jours.

80% de la nourriture du Gypaète est composée d’os, de tendons, de pattes…qu’il ingère grâce à un gosier élastique et des sucs digestifs puissants, contribuant à assurer une fonction sanitaire dans le milieu naturel.

Les jeunes sont très tôt capables d’ingurgiter ces éléments rigides et osseux  que leur amènent les parents.

Certaines zones rocheuses sont connues pour être les pierriers habituels sur lesquels les oiseaux laissent tomber des os d’une certaine hauteur et viennent ensuite récupérer les éléments pour les ingurgiter.

 

       LE FAUCON PELERIN

 

 

 

Le faucon pèlerin mâle mesure 40 cm, pour une envergure de 90 à 100 cm, pour un poids de 600 à 800 grammes. La femelle plus grande de 1/3, mesure entre 45 et 50 cm pour une envergure de 105 à 115 cm et un poids de 900 à 1300 grammes.

C’est un rapace d’un aspect charpenté à large poitrine, au dos gris et au dessous blanchâtre strié de noir, les joues blanches et une large moustache visible de loin, la queue courte et les ailes larges à la base.

Le faucon pond 3 à 5 œufs  à la mi-mars pour une période de nidification qui s’étale d’avril à juin et une incubation d’une trentaine de jours.

La ponte est déposée dans une niche rocheuse, pendant que le mâle apporte des proies, la femelle couve, mais les deux parents élèvent les petits.

Les jeunes prennent l’envol au bout d’un mois ½.

Il se rencontre en montagne à proximité de parois où il niche, mais aussi en campagne ou en ville, c’est un oiseaux généralement solitaire, qui se perche souvent sur un point culminant en terrain découvert.

C’est un redoutable chasseur, il capture ses proies dans les airs après une poursuite vertigineuse pouvant atteindre 180 km/h, sa morphologie le lui permettant.

 

Le Vautour

 

 

 

 

Le vautour fauve a des dimensions analogues au Gypaète, il existe au versant nord des Pyrénées plusieurs colonies, mais si l’on veut vraiment apprécier dans toute leur ampleur ces oiseaux, il faut aller au sud en Navarre et en Aragon où le nombre est assez considérable.

Avec le développement de l’élevage et de la transhumance, les possibilités de nourriture sont devenues plus nombreuses et les colonies de vautours ont prospéré.

Depuis de nombreuses années des nourrissages temporaires sur des charniers ont été réalisés afin de subvenir aux besoins hivernaux des rapaces, mais ils doivent avoir un rôle transitoire.

Tant qu’il y aura des troupeaux en montagne, il y aura des vautours.

La ponte se fait début février et l’incubation dure de 55 à 57 jours.

Le vol est toujours lent, rarement battu. Les vautours passent des heures à planer au dessus des pâturages et ils semblent repérer les charognes en prêtant attention à la concentration des autres oiseaux, en certains points, plus que par la vue qu’ils ont peut-être excellente.

 

                                                                        L'AIGLE ROYAL

 

 

 

Animal discret, moins connu des randonneurs que les autres rapaces.

Chaque couple est cantonné dans un domaine de 90 à 135km² , l’espacement moyen entre deux sites de nidification est de 10 km ; ceci correspond à la marque du partage du territoire par les divers couples.

Le nid, gros amas de branchage, peut être sur un arbre ou une vire rocheuse.

La ponte intervient à la mi-mars et l’éclosion fin avril, début mai, l’envol peut s’observer dans la deuxième quinzaine de juillet.

Dans les Pyrénées, les proies sont de petites tailles, un observateur a noté que pour les onze semaines de séjour au nid de l’aiglon, la consomation est estimée à sept chevreaux et deux chèvres .

Observer l’aigle est toujours un événement assez rare et magnifique, pourtant, l’oiseau est un chasseur consciencieux qui patrouille très souvent au-dessus de son territoire de chasse

CHOCARDS ET CRAVES

 

 

 

Vous connaissez sûrement cet oiseau. Il abonde autour des stations de ski où il met à profit les miettes laissées par les visiteurs. Il est presque toujours en grandes bandes, et fait, dans, le ciel, de grands  vols nommés carrousels.

On peut observer des colonies entre 600 et 2400 m d’altitude, les jeunes sortent du nid au mois d’août.

Pendant la phase de reproduction, la colonie éclate et les couples colonisent de nombreux gouffres situés parfois assez loin du gouffre principal. C’est seulement en hiver, au moment où tous les reproducteurs ont rejoint la colonie principale qu’on peut le repérer.

C’est un très beau spectacle, un des plus merveilleux que nous offre la montagne, que d’assister le soir, au coucher de la colonie. Les oiseaux arrivent presque toujours à la même heure, en un grand groupe, le carrousel se forme, véritable marée de plumes. C’est pourtant l’élégance de l’ensemble qui apparaît. Les chocards sont des artistes du ciel, ils savent plonger comme des fous et s’arrêter brusquement.

C’est un corvidé véritablement montagnard ; le chocard a le bec jaune tandis que le crave l’a rouge. Ces deux oiseaux font partie avec les choucas (avec lequel ils sont confondus dans le langage courant) des corvidés cavernicoles.

Les craves ont à peu près le même mode de vie, mais ils sont moins grégaires. On admet que  mâle et  femelle d’un couple de chocards se restent fidèles toute leur vie et que le mâle nourrit toujours la femelle.

                                                         LE LAGOPEDE

 

Entre la livrée hivernale et celle de la saison chaude, diverses colorations apparaissent, du blanc pour se confondre à la neige, au gris-jaunâtre pour se cacher dans les rochers.

Il s’abrite souvent à la base des buissons de genévriers, de rhododendrons ou proche des sommets dans les zones rocheuses.

Cet animal est timide et peu farouche, il n’est pas rare de le voir s’envoler au passage proche de randonneurs.

On le nomme aussi perdrix des neiges.

Les pattes emplumées augmentent la surface portante et facilitent la marche sur la neige ; l’animal marche probablement plus qu’il ne vole.

Lorsqu’au cours d’une randonnée vous voyez un adulte s’envoler et faire semblant d’être blessé c’est que vous avez dérangé sa couvée ; l’animal en simulant une blessure cherche à détourner votre attention. Quittez donc très rapidement les lieux pour ne pas le déranger plus longtemps.

 

 
 

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