MON PROJET DE TRAVERSER LA CHAINE DES PYRENEES

Voilà plus de vingt ans que je parcours les Pyrénées. Si j’ai décidé d’effectuer cette traversée ce n’est pas pour avoir une meilleure connaissance du massif, mais plutôt pour vivre une aventure d’envergure, la performance physique étant un pilier du projet sans oublier bien sûr les autres composantes.

 

Le choix d’effectuer la traversée en solitaire est venu d'un besoin fort de me retrouver face à moi même, de m’éloigner durant un certain temps de cette société de  consommation toujours plus oppressante, de vivre à l’écoute de mon corps et de mon esprit, de vivre plus au contact de la nature et de me trouver immergé dans le milieu montagnard qui m’est  familier.

 

Le choix de parcourir le versant espagnol est justifié à deux titres. D’une part, c’est un choix stratégique pour gagner du temps, certaines vallées étant orientées est-ouest cela limite la proportion de dénivelée.

D’autre part, c’est une raison de cœur : ce versant est à mon goût plus beau, plus spectaculaire et surtout plus sauvage et moins fréquenté que notre versant. Si la performance physique occupe une place importante dans mon projet, le plaisir doit être un élément primordial à prendre en considération, le moral est un pilier capital dans une telle entreprise.

 

L'intéret pour moi de mon aventure réside dans le fait d'utiliser une statégie avant le départ dans le choix du parcours et l'organisation complexe d'un tel projet, et pendant en gérant correctement mon alimentation, mon capital d'énergie et ma cadence de marche.

 

 

Mon choix d’être en autonomie correspond complètement à mon esprit d’aborder le milieu  montagnard en parfaite symbiose. Quel plaisir de camper le soir là où bon me semble dans un lieu magnifique, et quelle liberté de progresser à son rythme de pouvoir arrêter ma journée où et quand je veux.

Je ne compte pas utiliser les refuges, sauf exceptionnellement  pour prendre un repas.

J’ai prévu deux ravitaillements en nourriture, ce qui m’oblige à transporter dans mon sac la nourriture d’une semaine.

 

Les conditions météo peuvent remettre en cause mon projet. Si je perds une ou plusieurs  journées par gros mauvais temps me contraignant à rester dans ma tente, cela implique que je vais devoir  récupérer ce temps perdu.  Dans la mesure du possible je veux conserver l’idée de la performance en bouclant ma traversée en 21 jours. Dans ce cas faire une double étape n’est pas possible ayant déjà des doubles étapes à réaliser tous les jours, donc deux solutions : marcher la nuit ou courir (pas facile avec un équipement lourd).

 

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