Du 16 ème au 20 ème jour

16 ème jour

 

Samedi 25 juillet : De l’Ibon de l’Archerito à la station de la Pierre st Martin

 

Dans le top 20 de ma traversée, c’est la journée la plus galère et inutile de mon aventure :  au lieu de me rapprocher de l’océan, je m’en suis éloigné.

Je sais que ce matin je dois retrouver mon chemin et repasser par les deux cols puis trouver plusieurs passages hors sentier sur un terrain inconnu, j’appréhende cette journée sachant que c’est un massif calcaire composé de grandes zones de lapiaz, qui ne sont pas marquées sur ma carte.

Ce matin mon réveil sonne à 4h30 sans déjeuner je démarre avec la nuit, je remonte les 500 mètres qui me séparent du col d’hier.

Je passe sur la crête de l’Acherito pour descendre au lac d’Ansabère, sans le brouillard, c’est plus facile de trouver le passage !

Je remonte au Collado de Petrechema avec une vision spectaculaire sur le levé de soleil sur les parois de la grande aiguille d’Ansabère. Me revoilà en Espagne, je descends la vallée vingt minutes, puis il me faut trouver un passage pour rejoindre le col de Linza. Je trouve assez facilement un cheminement qui monte sur l’arête venant de l’aiguille d’Ansabère, quand soudain trois sangliers traversent à toute vitesse juste à coté de moi.

Le temps de bien regarder ma carte pour repérer la suite du parcours, et me voilà au Collado de Linza.

Je n’ai pas beaucoup d’eau j’hésite à en prendre dans un abreuvoir à chevaux (elle est  souillée), je vais certainement en trouver plus bas en direction de l’Alto de Lazagorria.

J’emprunte un sentier qui doit contourner le sommet du Paquiza de Linzola, et descendre au col de Larreria. Je suis ce GR qui est bien orienté et qui semble correspondre à la carte, puis petit à petit je rentre dans une zone de lapiaz, le terrain n’est pas facile, et le sentier ne tourne pas vers l’ouest, je pense qu’il contourne plus loin avant d’obliquer.

Maintenant le terrain est très difficile, même épouvantable, ce sont des lapiaz très complexes  à traverser, il me faut descendre et remonter en escalade dans de profonds trous, cet exercice est périlleux, le rocher est délité en une série de pénitents et d’arêtes aiguisés comme des lames de rasoirs, dans un tel terrain, une chute n’est pas permise.

Je progresse lentement dans cet immense labyrinthe, il faut très chaud, je suis très inquiet de ne pas trouver d’eau, pourtant cette année il y a eu beaucoup de neige, et l’eau n’est pas déficitaire, mais ici, pas une goutte en vue !

Je suis donc obligé de me rationner, depuis ce matin je n’ai bu qu’un litre et demi, et il  me reste moins d’un litre.

Dans ce labyrinthe je n’ai aucune vision sur ce qui m’entoure, ce n’est qu’une succession de pics enchevêtrés dans la végétation,  j’ai l’impression d’être sur une autre planète, où aucune vie n’existe.

Je renonce à faire demi-tour, voilà déjà quelques heures que je marche, et je ne suis pas sûr que le terrain plus bas soit meilleur, de toutes  façons je suis les balises d’un GR, il va bien me mener quelque part !

C’est absolument incroyable d’avoir balisé un GR dans un tel terrain ! Les balises sont très récentes et il n’y a aucune trace de passages.

Je souffre du manque d’eau, la fatigue est là, pour une fois je suis dans le rouge !

Il me faut absolument trouver de l’eau, je n’arrive même plus à avaler la nourriture.

Depuis deux heures j’ai de plus en plus de mal à trouver les marques de peintures, une fois de plus c’est très mal balisé, je hais celui qui a balisé cet itinéraire, et je suis furieux une fois de plus des erreurs de la carte(ce GR n’y figure pas).

Je n’ai plus le courage de chercher les balises, je prends un cap pour aller sur les sommets devant moi.

Enfin je sors du lapiaz, maintenant le terrain est moins difficile, mais encore très pénible.

Je passe aux pieds de hauts sommets, même là il n’y a pas une trace d’eau, même pas un ruissellement sur la base des parois nord !

Je me traîne de plus en plus, j’absorbe quelques gouttes d’eau de temps en temps, il ne me reste plus qu’un fond de gourde. Je décide de rejoindre l’arête au sud du pic d’Anie, afin de basculer sur le versant français, je sais que là il y a de l’eau.

La montée au col a été très difficile, j’ai utilisé toute mon énergie. Comme un mirage, depuis le col je vois un ruisseau qui serpente dans la vallée, on ne peut pas s’imaginer à quel point l’eau est essentielle à la vie.

Doucement je rejoins le cours d’eau, 500 mètres plus bas. Il va me falloir une heure ou deux pour récupérer, mais en gardant une grande fatigue, je vais la garder  plusieurs jours.

Et maintenant que faire ?

Je suis bien loin de là où j’avais prévu de dormir, je savais que passer en France allait me faire reculer, mais la priorité était ma sécurité.

Je vais faire une pause repas et séchage de la tente aux cabanes d’Amayé, devant l’immense  paroi du Billare.

Après avoir bien réfléchi, je décide de rejoindre la station de la Pierre St Martin. Sur ma carte un itinéraire est marqué pour rejoindre le cap de Baigt et le GR10, prudent je demande à des marcheurs s’ils connaissent ce passage, personne ne connait, je vais donc chercher.

Après un petit moment je trouve le sentier, il va bien me mener au refuge de Baigt.

Ce sentier en balcon est magnifique, la vue plongeante sur Lescun et les Orgues de Camplong est grandiose.

Je profite d’une pause au refuge pour discuter avec un berger et avec un marcheur qui traverse les Pyrénées par le GR10 dans le même esprit que moi, nous allons faire la route ensemble jusqu’à la station.

Le passage du pas de l’Osque est beau, et  une fois de plus  il y a un lapiaz à traverser, mais celui là est facile et  très bien balisé.

La traversée jusqu’à la station est interminable.

Ouf !! Enfin nous arrivons à la cabane de Mahourat, au dessus de la station de la Pierre St Martin, je ne vais pas faire un pas de plus, je suis trop fatigué, nous nous arrêtons à une cabane de bergers pour demander de l’eau, et si nous pouvons camper. Ces derniers nous déconseillent vivement de camper là à cause des cochons.

Nous allons leur acheter du fromage, et discuter un long moment, puis finalement ils vont nous inviter à prendre l’apéro.  Nous acceptons avec grand plaisir, nous allons passer un moment très agréable avec eux : ici ils vivent à un autre rythme que nous, si haut et si près de la nature, j’apprécie cette chaleur humaine après cette terrible journée.

Soudain je me rends compte que plusieurs cochons sont en train de manger mon sac à dos et mes battons de ski !  Vite je sors pour les chasser, maintenant je comprends pourquoi il ne faut pas camper ici.

Je vais quitter la famille du berger et le randonneur, pour aller m’installer au sommet du  Turon d’Arlas pour passer la nuit.

Le paysage est fantastique : devant moi, un enchevêtrement de sommets qui émergent d’une fine couche de brume, avec en toile de fond, la plaine et le soleil couchant, le tout dans une palette de couleurs allant du gris-noir jusqu’au rouge vif .

Quelle sacrée journée ! Je suis épuisé, mais heureux de pouvoir être en admiration devant un paysage d’une telle beauté.

 

 

13h30 de marche pour +2200 et -2150 mètres de dénivelée, 47 Kms

 

 

 

 

17 ème jour

 

Dimanche 26 juillet, de la station de la Pierre St Martin au pic Okabé.

 

Je sais que je ne vais pas pouvoir récupérer le jour perdu, depuis le col du Somport les étapes sont très longues, mais je vais faire le maximum pour ne pas perdre un jour de plus afin de finir la traversée.

Aujourd’hui une longue journée m’attend, je vais entrer dans le pays Basque, un petit avant goût de la fin.

Je pars avec la nuit pour une bonne dizaine de kilomètres de bitume. Après le refuge Belagua je prends le GR12 (qui est marqué en HRP sur ma carte !)qui monte sur l’arête du Bimbaleta.

Me voilà au Portillo de la Pista, je vais marcher sur une large crête au milieu de nombreux troupeaux de moutons précieusement gardés par les chiens. Je vais croiser plusieurs bergers et prendre plaisir à discuter avec eux de longs moments. Ici dans le pays Basque les bergers sont très présents c’est encore un métier qui perdure.

Je n’ai presque plus d’eau j’hésite à descendre sur une piste en contrebas pour essayer d’en trouver. Finalement je reste sur l’arête pour une heure de marche avant de rejoindre la piste, et trouver un tout petit ruissellement d’eau qui va me permettre lentement de remplir ma gourde.

J’arrive au port de Larrau, sur l’arête des deux cotés du col, c’est un véritable champ de tir : tous les 200 mètres il y a une palombière, ces pauvres palombes ont  peu de chance de passer en France par ici.

Le vent est fort je profite d’une palombière pour m’abriter du vent, afin de cuisiner avec le réchaud.

Puis j’entame la montée au pic d’Orhy, le démarrage est difficile, mais une fois le rythme pris ça va tout seul.

Du sommet, l’arête ouest est très esthétique, je prends beaucoup de plaisir à descendre de ce sommet, autour de moi le paysage change, le relief est plus doux, les hauts sommets font  place à une multitude de sommets arrondis, je suis dans le pays Basque, je rêve déjà de voir l’Océan…

Je vais marcher très vite sur une longue piste, je suis motivé pour aller dormir au sommet du pic d’Okabé. Après avoir fait le plein d’eau et marché un peu sur la route goudronnée, je monte au sommet.

En arrivant au pic Okabé, je rencontre un sacré personnage (Pierre Parat)…

Il y a des fois où le courant passe de suite entre deux personnes. Il me dit qu’il est content de rencontrer quelqu’un qui comme lui traverse les Pyrénées en autonomie, c’est si rare !

Actuellement les gens préfèrent marcher avec un sac léger, et utiliser les gîtes et hôtels pour dormir et manger, je comprends qu’un sac de 20 Kg soit une difficulté de plus, mais camper dans un lieu magnifique est magique.

Il s’assoit naturellement à coté de moi pour discuter un long moment, ce sont ces instants précieux et enrichissant de la vie qu’il faut savoir apprécier.

Pierre va m’avouer qu’à presque 70 ans, avec 26 kilos sur le dos, c’est difficile. Effectivement il a bien du mérite de traverser les Pyrénées dans ces conditions.

Nos routes se séparent maintenant, je pars à l’ouest et lui à l’est.

J’installe ma tente au sommet, le panorama est grandiose sur 360°, derrière moi sur un rocher surplombant la vallée, se repose une dizaine de vautours.

Je vais les approcher, et admirer leur envol magnifique et élégant.

D’un coté la vue donne sur le massif du pic d’Orhy, montagnes abruptes, grands sommets pointus. De l’autre coté, c’est une montagne très douce, de hautes collines parsemées de petites forêts et de prairies vertes, des troupeaux de moutons se rassemblent formant des cercles toujours en mouvement, tout autour de moi c’est la plaine, avec le soleil couchant.

Devant autant de beauté je suis euphorique, je parcours d’un bout à l’autre le sommet pour mieux profiter de ce que la nature m’offre aujourd’hui.

Maintenant il est tard, les vautours sont revenus sur le rocher pour passer la nuit,  le soleil se couche devant moi, en créant un camaïeu inimaginable de couleurs au dessus des lignes de crêtes.

Je rentre dans ma tente, le ciel est encore rougeoyant, un peu excité j’ai du mal à trouver le sommeil. Soudain au plus profond de mon sommeil, au milieu de la nuit, je suis réveillé par des éclairs, je sursaute et sors rapidement de la tente, c’est bien un orage.

Un orage au sommet c’est dangereux, je suis prêt à plier la tente pour me mettre en sécurité en  contrebas, mais d’abord j’essaie de téléphoner à la météo : la connexion est mauvaise, et je n’ai pas accès au bulletin. Il se met à pleuvoir, je rentre vite m’abriter. 15 minutes plus tard je vais ressortir et enfin avoir le bulletin météo : aucun orage n’est prévu, mais du mauvais temps pour demain.

C’est donc un orage isolé, je vais attendre qu’il passe. Le restant de la nuit est calme.

 

12h30 de marche, pour +2000 et -2250 mètres de dénivelée,  52 Kms

 

 

 

18 ème jour

 

Lundi 27 juillet, du pic d’Okabé au col d’Harguibel

 

Le jour se lève quand je commence à marcher, le ciel est rosé au dessus de la mer de nuages, je longe l’arête de Urkulu qui descend sous le plafond nuageux. Je vais rester dans le brouillard toute la journée, la visibilité est réduite à quelques dizaines de mètres, il fait froid et il tombe un petit crachin. Je ne vais pas me plaindre, jusqu'à présent j’ai eu du beau temps ; le pays Basque n’échappe pas à sa renommée, ce n’est pas vert pour rien.

Je remonte une piste jusqu’à une ferme et demande mon chemin à un éleveur, je dois trouver une jonction avec une autre piste.

Le sentier est peu marqué et envahi de végétation, j’arrive  sur l’autre piste que je remonte jusqu’au col d’Orgambide et Arnosteguy.

Je suis assez haut et toujours dans un épais brouillard, maintenant il pleut, j’enfile ma cape de pluie.

Je suis maintenant sur le chemin de St Jacques de Compostelle, je croise un groupe de marcheurs dont une personne porte une immense croix en bois qui doit peser assez lourd.

Toujours des pistes et une route me mènent à l’église de San Salvador, je vais m’abriter devant la porte d’entrée pour me faire à manger.

Je remonte une autre piste un vent froid et humide souffle, j’arrive au col de Lindus. La descente au village d’Aldudes est interminable, j’ai prévu de dormir vers le village.

Au village je téléphone pour donner des nouvelles et j’achète une baguette bien croustillante que je vais déguster assis au bar du village devant une bière pour la première fois !

Ici c’est impossible de camper je vais donc monter en direction du col d’Hardibel.

Certainement à cause de la fatigue je me trompe plusieurs fois pour monter au col.

Cette journée est interminable, voilà 14h30 que je marche, dès que je trouve un coin plat j’installe ma tente.

J’ai accumulé beaucoup de fatigue depuis mon départ et marcher aussi longtemps commence à être difficile. En fin de journée j’ai mal au dos à cause du poids du sac à dos, pour les pieds je marche souvent avec les slaps, quant aux genoux, le relief étant plus doux je n’ai plus mal. Plus que deux jours avant la fin !

 

14h30 de marche, pour +1900 et -2700 mètres de dénivelée, 51Kms

 

 

19 ème jour

 

Mardi 28 juillet, du col Harguibel au massif de la Rhune

 

Au réveil le temps est toujours très humide, le brouillard est toujours présent. Je monte au col d’harguibel en suivant les balises qui disparaissent subitement. Je ne suis pas sûr d’être au bon col, étant dans un épais brouillard, j’ai du mal à me positionner sur la carte. Je trouve le balisage du GR, il me faut donc prendre ce sentier pour descendre au village d’Elizondo, mais il ne part pas dans la bonne direction. Je vais chercher un bon moment, en plus il me manque ce morceau de carte. Je croise quelqu’un qui me confirme que je suis sur le bon sentier.

En descendant au village le temps se dégage, le soleil brille à nouveau.

Au village d’Elizondo je vais acheter deux litres de jus d’ananas pour remplir ma poche à eau.

Je suis étonné de voir une grande effervescence ici, des centaines d’enfants courent dans tous les sens, une bonne vingtaine de demis agneaux grille sur un barbecue géant, puis au détour d’une rue, je comprends : il y a une fête religieuse. J’admire un moment les costumes,  je profite un instant de la musique traditionnelle, puis je fuis le bruit des pétards en remontant sur l’autre versant de la montagne, en demandant mon chemin à des habitants. Je m’élève au dessus du village, le sentier est agréable, c’est un beau paysage basque, de larges prairies parsemées de maisons blanches très typiques, des fermes en pierre, des kilomètres de clôtures et bien sûr des moutons par centaines.

Maintenant je suis très haut, je domine toute la région, en arrivant au sommet de Larrondo, j’ai l’agréable surprise de voir au loin l’océan, cette vision me rend euphorique, je n’ai jamais été aussi proche de la fin. Je me pose là un petit moment et j’en profite pour appeler quelques amis et mes proches.

Je continue ma route, je trouve un endroit très agréable à coté d’une grange, avec une source aménagée à l’ombre des arbres, je vais manger ici.

Je vais encore traverser des palombières vers le col de Nabarlatz, et des sections de sentiers bordés de gros arbres, j’ai la surprise de voir passer une cigogne au dessus de moi sur les crêtes. Enfin j’arrive au col de Lizarrieta. Après une petite pause, je vais chercher un endroit pour camper : je trouve un coin bien sympa au dessus de la vallée de Bera Vera de Bidasoa face au sommet de la Rhune.

Je profite de cette soirée en bivouac, c’est la dernière.

 

11h15 de marche, pour +1450 et -1750 mètres de dénivelée, 42 Kms

 

 

 

20 ème jour

 

Mercredi 29 juillet, de la Rhune à la plage de Hendaye

 

Départ au levé du jour, le ciel est rouge au dessus de la mer de nuages, c’est un superbe paysage, le pic de la Rhune émerge des nuages.

La descente sur Bera Vera est assez rapide, malgré quelques recherches de balises.

Du village je quitte le GR11 qui m’a accompagné souvent, je demande mon chemin aux habitants pour monter sur l’arête à Mandale. Je suis sur un chemin balisé qui me permet de rejoindre le col d’Ibardin, d’où je trouve le GR10 qui va jusqu’à Hendaye.

Du col la vue sur l’océan est magnifique, le temps  clair et ensoleillé commence à se dégrader, de gros nuages arrivent du sud-ouest.

La descente au village de Biriatou est assez rapide, de là c’est une succession de routes et courts sentiers qui descendent sur Hendaye. La ville paraît toute proche, mais il va me falloir encore deux heures pour y arriver en passant par de nombreuses montées très fatigantes.

Enfin voilà Hendaye : le bruit, la pollution, les voitures qui passent à toute vitesse, Après trois semaines de calme, c’est difficile de retrouver l’agitation des villes. J’ai des pensées pour ces bergers qui vivent dans de paisibles villages de montagne, et en estive sur les hauteurs avec  pour seuls bruits les cloches des vaches et le sifflet des marmottes.

Il est midi, j’arrive sur la plage d’Hendaye bondée de monde, avec le bruit de la circulation ce n’est pas vraiment paradisiaque, le ciel est très couvert, il tombe même du crachin. Je vais me tremper les pieds dans l’eau, je n’ai pas le courage de me baigner, je vais même mettre ma polaire en attendant que l’on vienne me récupérer.

 

5h30 de marche, pour +900 et -1300 mètres de dénivelée, 27 Kms.

 

J’ai réussi mon projet de traverser les Pyrénées en moins de 21 jours, il m’a fallu exactement  19 jours ½ pour l’accomplir. J’ai vécu des moments difficiles où le moral était au plus bas, des moments de grande fatigue, des moments de découragement mais dans quelques temps il ne restera que ces grands moments de bonheur, de plaisir, de joies, d’émotions, de belles rencontres avec les gens et de complicité avec la nature.

J’ai  vécu  beaucoup de choses en peu de temps, maintenant au fil des jours, j’apprécie tous ces moments de bonheur passés durant ces trois semaines.

 

 

 

 

TOTAL DE LA TRAVERSEE

Au total j'ai parcouru 37500 mètres de dénivelée pour 780 Kms en 19 jours 1/2.

 

 

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