RECIT DES JOURS 1 A 5

LES 5 PREMIERS JOURS

 

1er jour

Vendredi 10 juillet étape de Banyuls au pla del pares.

 

 

Banyuls. Le réveil sonne, il est 5h30, mon sac à dos est prêt. 6h00 : je commence à marcher en direction de l’ouest, une grosse journée m’attend ; entre 10 et 12 heures de marche pour un total de dénivelée positif et négatif d’environ 2000 mètres. Mon sac à dos est lourd, environ 20 kg (j’ai 9 jours de nourriture à l’intérieur).

Rapidement je monte au dessus de la ville en direction de l’arête. Déjà Banyuls disparaît derrière moi, le vent est fort, l’air frais, je supporte bien ma polaire, je traverse une zone ou pousse des arbustes bien étranges.

J’arrive sur la crête. Le pic de Saillefort, le pic des Quatre Termes, puis l’arrivée au pic de Neulos pour admirer une dernière fois la mer et faire un relevé de l’état d’une cabane (j’ai promis à une association de faire cela tout le long du parcours).

Maintenant je descends le sentier puis la route, pour arriver au village du Perthus au bout de 7 heures et après ma première erreur de sentier m’obligeant à marcher plus longtemps que prévu.

Le temps de dire au revoir à Valérie et ses parents, et me voilà de nouveau sur la route de l’océan.

Maintenant il faut très chaud, j’ai pris beaucoup d’eau dans mon sac craignant de ne pas en trouver ici.

Je me rends compte que mon sac à dos ne porte pas le poids sur le bas du dos mais sur les épaules, après plusieurs réglages, c’est pareil ! Il va falloir faire avec (je regrette de ne pas avoir pris le mien, j’ai gagné 700 gr mais il semble peser 10 kg de plus).

Au bout de la piste des panneaux indiquent mon entrée dans une zone naturelle naturiste avec des restrictions, comme l’interdiction de camper, moi qui voulais  chercher un endroit pour planter la tente ça tombe mal !

Effectivement je suis bien dans une zone naturiste, un motard tout nu sur sa moto passe devant moi.

Voilà une heure 1/2 que je cherche de l’eau pour passer la nuit, je bois beaucoup à cause de la chaleur et du poids du sac, ce qui a réduit ma réserve, maintenant je suis un peu juste pour la cuisine du soir.

Voilà 10 heures que je marche, j’avais prévu de commencer mon circuit doucement pour me préserver, alors je m’arrête au bord de la piste pour camper, je pense avoir assez d’eau pour ce soir, mais demain il me faut absolument en trouver rapidement.

Je m’installe dans le champ pour faire mes étirements, quand soudain un 4X4 arrive vers moi, dans mon esprit c’est le rangers qui vient me dire de quitter les lieux, effectivement c’est bien un rangers mais naturiste ! En fait il passe pour s’assurer que tout ce passe bien sur son territoire, nous avons discuté un bon moment. D’une très grande gentillesse il me propose de passer chez lui pour faire le plein d’eau, et me conseille de ne rien laisser en dehors de la tente même dans l’abside à cause des sangliers très nombreux ici : c’est vrai qu’ici la nature est à l’état brut,  me voilà rassuré de n’être dérangé que par les animaux pour passer ma première nuit.

 

 

 

12 heures de marche pour +2100 et -1650 mètres de dénivelée, 44 Kms et deux ampoules au compteur !

 

 

 

 

 

 

 

 

2 em jour

Samedi 11 juillet : étape du pla del pares après Coustouge

 

Je me réveille à 5h30, pour commencer à marcher à vers les 6h15, en fait le temps de déjeuner ranger mes affaires et plier la tente, je démarre à 6h45, normal, pour la première nuit, il me faut trouver mon rythme dans mon organisation.

J’arrive rapidement chez le rangers pour faire le plein d’eau, hélas trois kilos en plus dans le sac à dos !

 Après avoir traversé une superbe hêtraie, j’arrive sur une route. Je me suis certainement trompé de chemin, c’est vrai qu’il n’y avait plus de balise du GR10 depuis un bon moment. Le temps de faire le point avec ma carte, et je repars pour 1 km en plus que prévu, je pense que ça va être cela tous les jours, je vais donc être plus vigilant.

Je m’arrête à une source qui était mentionnée sur ma carte, malheureusement pas une goutte ne s’échappe du captage ! J’espère trouver une source plus loin.

Le sentier est bien balisé mais les noms des directions des panneaux ne correspondent pas à ce qui est marqué sur ma carte !

Après avoir trouvé plusieurs sources j’arrive au pic de Frausa. Du sommet, le paysage est superbe mais la descente n’est pas facile, le sentier très peu marqué serpente au milieu d’une végétation assez haute et des rochers.

J’évolue toujours sur l’arête, le sentier n’est plus trop balisé, je me faufile entre les herbes de plus en plus envahissantes, ici la nature est à l’état brut, je suis un peu inquiet pour la suite !

Maintenant je me trouve dans les fougères, les orties et les ronces, seule ma tête émerge de l’enfer vert. Après une bonne galère, j’arrive à trouver une vague sente qui est orientée au nord-ouest, ce n’est pas exactement l’orientation qu’il me faut prendre, mais je n’ai pas le choix, il me faut bien sortir de ce labyrinthe de végétation.

Après une heure de marche difficile sur ce sentier peu marqué, j’arrive dans une forêt. Je ne sais pas trop comment je vais pouvoir en sortir et retrouver l’arête qui est bien loin maintenant. Avec beaucoup de chance j’arrive à trouver plusieurs sentiers pour traverser la forêt, quand soudain j’entends un tracteur, me voilà rassuré, mais devant l’impossibilité de trouver la route je cherche un autre sentier  qui va me mener à un gîte. OUF ! Je demande au propriétaire de me montrer où je me trouve sur la carte, Elle m’avoue qu’ici ce sont les chasseurs qui règnent et que seuls leurs sentiers sont entretenus, devant cette immensité de forêts et de monts, j’ai vraiment l’impression d’être au bout du monde.

Mauvaise nouvelle je suis effectivement bien loin du village de Coustouge.

Me voilà maintenant sur une piste qui va me mener au village, c’est vraiment complètement isolé ici, superbe et sauvage.

Après une bonne dizaine de kilomètres interminables, j’arrive enfin au village de Coustouge, où je demande à une personne si il y a une fontaine au village, très gentiment elle me propose de faire le plein d’eau chez elle, nous allons discuter un long moment, puis je lui demande où se trouve le sentier qui monte au village de Villeroge. Au bout de quelques minutes un rassemblement d’une bonne douzaine de personnes se forme autour de moi et chacune donne son avis sur le chemin à prendre, je ne sais plus trop qui écouter, mais tous sont vraiment d’une grande gentillesse. Il règne dans ce village une atmosphère calme et reposante, où semble t-il les vraies valeurs existent encore, peut-être parce beaucoup de réfugiés habitent  ce village. 

Je reprends ma route un peu usé de ma journée, j’ai pris quatre litres ½ d’eau pour la soirée et le matin suivant.

Une bonne heure après je plante ma tente au bord de la piste et commence à préparer ma popote, quand soudain une rencontre inattendue se produit, un magnifique lièvre se dirige droit  vers moi et s’arrête à 5 mètres, assis, d’immenses oreilles dressées, il m’observe sans bouger comme si il n’avait jamais vu un être humain, nous allons passer toute la soirée l’un face à l’autre, quel superbe souvenir.

 

 

 

 

9H1/2 de marche, pour + 1500 et – 1150 mètres de dénivelée, 36 Kms et 5 ampoules au compteur.

 

 

 

 

3em jour

Dimanche 12 juillet : étape avant Villeroge au Costabonne

 

6h00 ; départ bien matinal aujourd’hui, je commence à bien m’organiser. Je suis sur une piste qui ne figure pas sur ma carte,  une fois de plus je constate l’absence de mise à jour des cartes,  pourtant celle là est neuve !

J’arrive au village de Villeroge, sur ma carte le sentier démarre au bout du village, là se trouve une propriété privée fermée par un portail et une chaîne, enjamber le portail ne sert à rien, l’accès étant fermé depuis certainement longtemps, le sentier n’existe plus. Je demande à une personne où se trouve le chemin, après avoir l’information je cherche une piste derrière le cimetière, il n’y a rien ! Mais il me reste deux autres solutions, la première piste est marquée sur ma carte en bas du village, en réalité elle n’existe pas, la seconde part plus loin avant le village, en fait de là où je suis arrivé tout à l’heure, après avoir tenté  un raccourci  peu concluant, je remonte donc pour prendre la piste qui me mène au bout d’une heure dans une propriété privée une fois de plus. Après avoir cherché le sentier dans le parc de la propriété, je décide de remonter les 5 kilomètres de la piste pour redescendre par la route au village de St Laurent de Cerdan puis plus bas en fin de vallée, au lieu de rester sur les crêtes, descendre  et remonter  plus loin m’évitera d’avoir d’autres surprises avec la végétation sur les arêtes.

Le stop n’étant pas concluant pour deux fois 2 Kms parcoursu en voiture je vais marcher 10 Kms. En tout cas ces courts trajets en véhicule m’ont permis de discuter avec les habitants de ces petits villages bien sympathiques.

Me voilà maintenant bien bas sur une route à grande circulation, le village de la Preste est à une trentaine de kilomètres. Après plus d’une heure de stop, un miracle ! Une méhari  s’arrête pour me prendre, c’est un prêtre en vacances qui monte au village de Prats de Mollo pour donner la messe.

Après une pause pour reposer mes pieds (je commence à souffrir des pieds et je pense devoir gérer cela jusqu’au bout de l’aventure) je reprends la route pour monter aux bains de la Preste sous une chaleur torride. Personne ne va me prendre je vais marcher sur le bitume brûlant pendant 10 Kms, je suis bien loin des petits villages de montagne où les gens ont encore quelques valeurs.

Ouf, la fin de la route est là.

 Après une pause déjeuner à l’ombre des arbres je remonte la vallée du Tech pour arriver au pied du sommet de Costabonne à l’altitude de 2350 mètres, sans oublier de noter l’état des cabanes de l’Ouillat et de Coma del Tech, tout en prenant le temps de discuter avec un groupe de marcheur.

Maintenant je suis vraiment en montagne, dans mon élément, j’ai retrouvé un regain d’énergie : dégustation de myrtilles et de framboises,  premières marmottes et isards en grand nombre,  troupeaux de vaches et de moutons,  ruisseaux aux eaux claires et  sommets à proximité, avec en toile de fond quelques vautours qui montent grâce aux vents ascendants.

Ce superbe coin bien plat avec un beau panorama sera idéal pour installer ma tente, là je suis le plus heureux.

Tout en préparant mon repas, je dois faire fuir deux vaches qui commencent à prendre  l’habitude de lécher la tente et de tirer sur les haubans, voilà bien 4 à 5 fois que je les chasse.

Hier c’était un lièvre qui m’a tenu compagnie, ce soir ce sont les vaches et les isards.

 

 

 

 

12 heures de marche, pour + 1800 et -800 mètres de dénivelée, 25 Kms et 7 ampoules au compteur.

 

 

4em jour

 

Lundi 13 juillet : étape du Costabone au village de Llo

 

Maintenant je suis bien organisé, mon téléphone sonne à 5h15, pour un départ vers les 6h00.

J’ai de plus en plus de mal à prendre mon petit déjeuné si tôt. Maintenant je mange la moitié au levé et l’autre vers 10h00. Depuis que je suis parti de Banyuls je mange peu, certainement à cause de la fatigue, j’ai donc décidé de vider mes réserves de nourriture de 1/3, pour gagner du poids, ce sont les oiseaux qui vont êtres contents.

La montée au Roc Colom est rapide, le jour se lève et l’horizon est de plus en plus rouge, c’est en descendant du sommet avec les premiers rayons de soleil que j’aperçois des isards, puis soudain c’est une harde puis deux autres qui passent à quelques mètres de moi, certainement une bonne cinquantaine d’isards.

Je marche rapidement presque en courant, le terrain est facile, je sais que la journée va être longue, alors je profite d’être sur un terrain facile pour gagner du temps. Je passe la Porteille de Morens, devant moi trois ou quatre vautours utilisent les courants ascendants pour prendre de l’altitude. La descente est assez raide, après avoir fini mon petit déjeuné, me voilà à la station de Vall Ter. Rapidement je monte au col de la Marrana, un peu plus loin je m’arrête à un panneau indiquant des directions de sentiers une fois de plus,  je constate le mauvais balisage! Le panneau indique que je suis au col, cet endroit ressemble à tout sauf à un col !

A partir de là je vais couper pour rejoindre le Coll de Nou Creu. En fait je vais passer pas mal de temps et perdre beaucoup d’énergie pour rejoindre le col, cet itinéraire que j’ai concocté n’est peut-être pas judicieux, mais a un caractère très sauvage, superbe et complètement isolé. Je ne compte plus le nombre d’isards que je croise, les marmottes non plus, il y en a tellement !

La montée au Coll de Nou Creu est raide, mais assez courte, je prends pied sur l’arête, le paysage est superbe :, les crêtes déchiquetées forment un grand cirque devant moi, un magnifique paysage de haute montagne.

Je vais suivre la crête longtemps et enchaîner les sommets qui culminent à plus de 2800 mètres, en cumulant pas mal de dénivelée.

Je fais une pause repas au col de Nuria, c’est déjà assez tard et il me reste encore pas mal de chemin, cet itinéraire de haute montagne m’a demandé beaucoup d’énergie et pour limiter le cumul de dénivelée j’emprunte un sentier qui passe à flanc du pic de Nuria, l’idée n’était pas bonne !

Je suis obligé de le quitter pour traverser à flanc de montagne pour pouvoir rejoindre le col. Cette traversée est interminable et se déroule sur un terrain très difficile. Me voilà enfin au col de Finestrelles, je suis très fatigué, une pause s’impose.

Soudain un envol de vautours juste là devant moi, j’en compte 60, il y en a partout au dessus de moi, superbe ! Puis un autre envol plus bas le même nombre, maintenant c’est plus de 120 vautours qui tournent au dessus du col, je suis tellement fatigué que je n’apprécie pas à sa juste valeur ce ballet de danseuses aux ailes flottant au vent.

Je regarde en bas, très bas, au moins à 10 à 15 Kms le village de Err, je n’ai pas le courage de commencer à descendre, mes pieds me font de plus en plus souffrir, je décide de descendre par la vallée de Sègre, un peu plus proche.

Cette descente me paraît interminable, et la piste des gorges de la Sègre ne jamais s’arrêter. Le mal aux pieds me freine dans mon élan, la beauté des isards jouant avec les petits de l’année me fait un peu oublier la difficulté de la journée, aujourd’hui j’ai du voir au moins 150 à 200 isards.

Très bas dans les gorges je demande à une dame si le village de Llo est encore loin, elle me rassure, je suis presque arrivé, je n'en peu plus. Après avoir bien discuté avec elle, elle me propose de me prendre en voiture pour m’aider à trouver un camping à Saillagouse, contrairement à ce qui figure sur ma carte le camping marqué au village de Llo n’existe pas.

Nous voilà arrivés aux bains de Llo elle me présente son mari. Tous les deux sont vraiment très gentils, ils m’offrent des chis chis, m’emmènent au village de Saillagouse et s’occupent de trouver un camping pour moi.C’est vraiment réconfortant de trouver une telle chaleur humaine après cette terrible journée, surtout que ce soir là mon moral est très bas. Je prends conscience que répéter souvent  des journées de haute montagne sur un terrain chaotique est trop fatiguant pour traverser les Pyrénées. De plus je réalise que mes calculs de kilomètres et cumul de dénivelée sont largement sous estimés, ce qui m’éloigne de la possibilité de réussir  mon projet.

Enfin,  je vais voir après une bonne nuit et une bonne douche, dans quel état je suis au matin.

 

13 heures de marche pour + 1900 et – 2900 mètres de dénivelée, 43 Kms  et je ne compte plus les ampoules.  

 

 

 

5ème  jour

Mardi 14 juillet : étape du village de Llo au pla de l’Ingla

 

Ce matin j’ai un peu de mal à émerger et à plier la tente. Après cette  bonne nuit réparatrice mes douleurs musculaires aux jambes ont disparu et le moral est revenu.

Après avoir traversé la Cerdagne, je marche sur le GR11 qui domine cette magnifique plaine. Le paysage est superbe, entre les pins, serpentent de belles prairies bien vertes, un ruisseau aux eaux limpides semble tomber tout droit dans cette dépression blottie entre les hauts sommets, des chevaux se rassemblent en un mouvement circulaire avec en toile de fond un superbe panorama.

J’alterne des prairies, de petites forêts de pins et des petits lacs perdus au milieu de la végétation, pour arriver enfin au refuge de Malniu.

J’ai de plus en plus mal aux pieds, et je teste plusieurs solutions pour soulager la douleur, sans réelles améliorations. J’envisage même de faire un trou à mes chaussures pour limiter la pression  sur les doigts de pieds.

Maintenant la pente est plus raide, et après une longue traversée très pénible sur un terrain chaotique, j’arrive au refuge J.Folch, il est temps de m’arrêter pour manger et faire sécher la tente.

Après avoir noté l’état du refuge, je monte en direction du port d’Engogs que j’atteins assez rapidement après avoir longé de beaux lacs.

Les cumulus sont de plus en plus nombreux, certainement qu’un orage se prépare, je ne traîne pas pour descendre du col et plonger dans la vallée de Llosa, alternant sentiers raides et larges vires herbeuses.

Juste avant la cabane d’Esparvers je croise trois personnes qui me demandent conseil pour monter au col d’où je viens, une petite pause discussion s’impose, je croise très peu de monde ici et encore moins des  français.

J’avais prévu de faire le camp ici, le paysage est magnifique, mais j’ai la forme, et je préfère continuer malgré le ciel de plus en plus nuageux, ça va me permettre de gagner du temps sur mon programme.

Je monte très vite au col de Vallcivèra, en croisant quelques marmottes. Je consulte ma carte, qui est fausse, le lac d’Illa n’est pas à sa place ! (C’est une vieille carte Alpina, je vais la brûler demain afin de gagner du poids).

En passant ce col, je viens de quitter les Pyrénées orientales et je rentre en Andorre.

Me voilà au refuge d’Illa. Je prends le temps de discuter avec quelques personnes et de leur demander conseil pour la descente, n’ayant pas confiance en ma carte !

 Après une heure je décide de m’installer dans une cabane pour éviter d’avoir la tente mouillée demain, le tonnerre gronde au loin, l’orage n’est pas loin. Je me dépêche de descendre au ruisseau pour faire un peu de toilette avant la pluie, quand soudain un nuage de moustiques arrive sur moi. Certainement énervés par l’orage ils se montrent très agressifs, m’empêchant de me laver. Il ne me reste plus qu’à récupérer mon équipement laissé à la cabane et vite installer la tente pour me réfugier à l’intérieur, la moustiquaire me protégeant.

Hier j’ai eu pas mal de moustiques, mais ici c’est infesté.

 

 

11h de marche pour + 2050 et -1000 mètres de dénivelée, 42 Kms, les ampoules sèchent mais c’est la pression des chaussures sur les deux petits doigts qui me fait mal.

 

 

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