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ARTICLE DE LA DEPECHE DU MIDI TOULOUSE

 

Une traversée record des Pyrénées « pour le plaisir »

Aventure. En moins de vingt jours, il parcourt 700 kilomètres et 40 000 de dénivelés à travers les Pyrénées. Un record de vitesse.


Alain Estaria a battu un record de vitesse. Photo DDM,Charles Noel.



 

Parti le 10 juillet dernier depuis la plage de Banyuls, Alain Estaria, 44 ans, pensait rejoindre Hendaye le 30 juillet. Il a finalement atteint la côte atlantique avec plus d'un jour d'avance.

« Pour le plaisir », une notion qui sied à merveille à l'exploit accompli par Alain Estaria. Une traversée des Pyrénées en 19 jours et demi où un homme, seul, avait « rendez-vous avec la nature. » « Le but, explique Alain, était de se dépasser afin d'apprécier la beauté du paysage. » Ce quadragénaire à la volonté de fer, montagnard dans l'âme, avait préparé un carnet de route, pour vivre chaque journée comme une étape de course. Il avait tablé sur 21 jours, soit deux ou trois de moins que les traversées les plus rapides répertoriées, mais a réussi à « grignoter quelques heures. »

Amoureux de la montagne

Un challenge qui n'a rien d'étonnant car ce papa d'une petite fille de deux mois aime la montagne et la vitesse : « je pense apprécier davantage ce qui m'entoure lorsque je cours, sûrement grâce à l'adrénaline. » Une déclaration surprenante mais qui colle avec la personnalité de ce technicien en imagerie médicale, qui aime « se mettre à l'écart sans pour autant

[s'isoler] ». C'est pourquoi ce périple, Alain Estaria a choisi de le mener à bien avec ses propres itinéraires à travers la haute montagne. « Cela m'a fait perdre du temps et de l'énergie, mais ce n'était rien au vu du plaisir procuré », raconte-t-il. Il a utilisé des circuits peu empruntés comme les GR11 et 12 et le HRP, ou même des sentiers non répertoriés. Il n'a voulu s'arrêter dans aucun gîte ni village, pour « rester au contact de la nature et à l'écart du bruit et de la foule. » Ce n'est pas pour autant qu'il n'a côtoyé personne, bien au contraire : « j'ai eu la chance de réaliser de chouettes rencontres, très enrichissantes et importantes pour le moral. » Alain repense notamment à ce berger de 70 ans, Pierre, qui portait sur son dos un sac de 26 kg. Les deux hommes, unis dans une même passion de la montagne, se sont arrêtés et ont discuté. « C'est exactement ce qui me motive et me manque aujourd'hui alors que j'ai retrouvé la civilisation : rencontrer la nature et des gens qui la respectent. » Il a également apprécié les plaisirs simples que représentaient l'installation de la tente, la concoction du souper ou l'émerveillement devant une nature vierge. Son projet maintenant réalisé, Alain Estaria « regrette de ne pas s'être arrêté assez longtemps. » Oubliés, donc, les moments de galère et la fatigue accumulée, les pieds martyrisés et la peur du manque d'eau : le sportif ne garde en mémoire que le meilleur. « Sur le moment c'est très éprouvant et il nous tarde que cela s'arrête, mais une fois rentré on aimerait bien repartir », appuie-t-il. L'effort à fournir est pourtant au moins aussi immense que la chaîne de montagne à parcourir. Alain Estaria a enchaîné les journées de 12 heures de marche effective pour parcourir quotidiennement en moyenne 40 km et 2 000 m de dénivelés. « J'ai un très bon physique, et un très bon mental », précise-t-il. Deux qualités nécessaires sans quoi la tentative se transformerait « en échec, voire en accident si la personne n'a pas l'expérience. »

Un brin de folie

Alain Estaria a l'habitude de grimper en haute montagne, lui qui est un adepte de trails et de treks, un peu partout dans le monde. Mais crapahuter durant trois semaines avec sur le dos matériel, eau et nourriture, en parfaite autonomie, Alain ne l'avait jamais fait.

Il reconnaît finalement qu'il y a un brin de folie là-dedans, ou en tout cas une passion énorme. « Pour pouvoir parcourir 700 km et 40 000 m de dénivelés, avec 20 kg sur le dos, explique-t-il, il faut que ça vienne des tripes. »

 

 

LA DEPECHE DU MIDI DU TARN

 

Publié le 14/08/2009 15:13 | Serge Boulbès

Alain Estaria a fait les Pyrénées en 19 jours

Un Castrais a parcouru 650 km de Banyuls à Hendaye seul et en autonomie et en moitié moins de temps qu'il n'en faut généralement.


Alain le long de la frontière franco-espagnole délimitée par une clôture grillagée

Il ne s'agit pas d'un exploit sportif, qui n'aurait d'ailleurs rien à voir avec l'esprit même qui anime son auteur, mais d'une performance physique et mentale. Le Castrais (de fraîche date), Alain Estaria (44 ans) avait annoncé son intention de traverser les Pyrénées de Banyuls à Hendaye en 21 jours, contre les 40 généralement nécessaires sur cet itinéraire, le GR 21 (versant espagnol). Il a effectué son parcours de 650 km en 19 jours. Rencontre…

Un petit rappel tout d'abord : pourquoi avoir décidé de faire cette randonnée en 21 jours précisément ?

Je ne disposais que de trois semaines de congés en continue. Quant au défi, à la base je suis montagnard ; mais, je fais aussi du trail, du VTT, de l'escalade… Je voulais faire cette traversée seul et en autonomie.

Vous avez donc mis 19 jours ?

19 jours et demi ! En fait, contrairement à mes intentions, je n'ai jamais marché de nuit ; j'ai tout simplement allongé mes parcours de jour : 12 à 14 heures de marche. Les plus durs furent les neuf premiers jours ; le sac était plus lourd car je transportais toute ma nourriture mais aussi de l'eau, 3 à 4 litres. Par ailleurs, mon sac s'est avéré mal adapté et j'ai dû en changer à un bivouac.

Quel type nourriture ?

J'ai travaillé sur le sujet de la nutrition durant 6 mois. Dans des magasins bio, j'ai découvert des céréales peu connues mais très bien adaptées. Je m'étais préparé des cocktails de céréales. Très peu de lyophilisé, nourriture mal appropriée pour l'effort. Paradoxalement, j'ai réalisé 45 km le premier jour. Le restant, cela variait de 32 à 40 km/jour.

Oui, mais des kilomètres de montagne ?

Bien entendu. Et j'avais un tantinet sous-estimé le dénivelé. Je partais sur 1 500 m de dénivelé positif et négatif, ce fut plutôt 2 000.

Avec des conditions parfois difficiles, de montagne ?

J'ai connu deux/trois jours de mauvais temps. Il a neigé une journée. Et puis, il y a eu pas mal de matinées où la gelée blanche était bien présente. Le plus ennuyeux en fait pour la marche, ce fut le vent fort, en particulier sur les crêtes. ça use, et le moral en prend un coup. Mais, petit à petit, j'ai pris mon rythme de marche. J'ai traversé l'Andorre en un jour. Soit 3 000 m de dénivelé. J'ai fait quelques passages en haute montagne assez compliqués hors du GR 11. Mon expérience d'alpiniste m'a été bien utile. J'y ai pris du plaisir…

Plaisir aussi de rencontres ?

C'est là que l'on s'aperçoit que la montagne est de plus en plus fréquentée… J'ai effectivement fait de belles rencontres, notamment celle avec un randonneur de 70 ans. J'ai croisé également des bergers au Pays Basque avec leurs troupeaux. Des gens magnifiques… à l'instar des paysages qu'offrent les Pyrénées.


La traversée sur un blog

Alain Estaria, 44 ans, est technicien en imagerie médicale. A ce jour, il réside à Saint de Vals. Il a une fille de deux mois et demi. « En trois semaines, elle a beaucoup changé, indique Alain. Aussi, pour l'instant, je me repose. Avec ma compagne, on envisagera un raid tous ensemble, mais un peu plus tard ». La traversée d'Alain se trouvera bientôt en images et commentaires sur un blog :

http://matraversée.e.monsite.com

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Alain Estaria bat le record de la traversée des Pyrénées en autonomie

Le 26 août 2009

Au court de cette traversé, Alain Estaria a pleinement profité de la nature qu'il chéri tant. (Photo: Alain Estaria)

Dix-neuf jours et demi, entre 30 et 42 kilomètres parcourus au quotidien avec une moyenne de 10 à 14 heures de marche, 40 000 mètres de dénivelé au total et plus de 700 kilomètres entre Banyuls et Hendaye, ont fallu à Alain Estaria pour la traversée des Pyrénées en autonomie. « En moyenne, pour cette grande aventure, il faut compter 40 jours, 23 si on le fait en autonomie, comme l'ancien record», explique ce Toulousain dont le cœur est bien plus souvent près des cimes. Pour Alain, plus qu’un défi, la traversée des Pyrénées représentait un aboutissement personnel, « un plaisir et le couronnement de vingt-cinq ans dédiés à la montagne et à l’alpinisme ». Chargé d’un sac à dos de 20 kilos, Alain avait choisi de suivre dans sa plus grande partie le GR 11 sur le versant espagnol, mais aussi des tronçons de la HRP ou des sentiers peu empruntés. Huit mois de préparation, une nourriture bien adaptée, une bonne condition physique et surtout un moral de fer lui ont permis, malgré quelques difficultés sur le terrain, d’accomplir sa passion. « Dormir sur les sommets et s’enivrer des paysages grandioses et hétéroclites des Pyrénées, uniques dans son genre. »


La traversée en images et commentaires sur le blog d’Alain Estaria : http://matraversee.e-monsite.com

Marie Ange Lobera

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